IMMEUBLE ANCIEN EN MOELLONS ET PANS DE BOIS
PARIS 75006
Ravalement des façades arrières et héberges d'un immeuble en structure mixte pans de bois et moellons dans un contexte bâti dense
400.000 € HT
2021-2024
ELEVATIONS - ETAT AVANT TRAVAUX
Situé au cœur du 1er arrondissement de Paris, l'immeuble en copropriété compte cinq étages d'habitation sur un rez-de-chaussée de locaux commerciaux et un sous-sol. L'ensemble est desservi par un escalier en courbe éclairé naturellement par une courette de ventilation située à l'arrière. Cette dernière offre les seules ouvertures présentent sur cette façade ; elle est couverte par une verrière commune à l'escalier collectif. Une seconde cour, située dans l'angle Sud-Est, apporte un éclairage naturel aux appartements. Ces deux courettes sont toutefois bâties, respectivement en R+1 et RDC, occupant ainsi l'intégralité de l'emprise de la parcelle. Ce contexte dense est accentué par les parcelles voisines également bâties, à l'exception d'une cour ouverte au contact du pignon au Nord-Est. Afin de mener à bien cette campagne de travaux l'échafaudage a donc dû être suspendu, fixé au mur arrière par des consoles, sans appui sur les constructions autour.
L'opération portait sur le ravalement des façades arrières et des héberges ainsi que sur le remplacement de la couverture, entièrement refaite en zinc sur tasseaux à l'identique de l'existant.
La construction de cet immeuble ancien associe un mur arrière aveugle épais en moellons à des murs latéraux et intérieurs minces en pans de bois et remplissages hétérogènes. Bien que porteuses certaines parois sont particulièrement minces, formées d'une résille rudimentaire de bois de très petites sections. L'ensemble présentait un aspect très dégradé mêlant fissures, disparitions des enduits, gonflements, reprises grossières et protections temporaires érodées, aussi bien en façades qu'en couverture.
Les piochages complets ont mis à jour des pans de bois extrêmement dégradés à cœur qui ont dû faire l'objet d'une campagne de restructuration profonde associant le remplacement bois pour bois des éléments irrécupérables à des compléments en plats métalliques boulonnés, le tout associé à un traitement anti-parasitaire de tous les bois.
Ces restaurations effectuées, l'ensemble des façades latérales et arrières ont été recouvertes d'un enduit traditionnel à la chaux, ouvert aux échanges de vapeur d'eau pour la pérennité de l'ossature en pan de bois.
A cette occasion, les menuiseries extérieures ont été remplacées, y compris une fenêtre courbe dans l'escalier, et complétées de garde-corps aux normes en vigueur.
Ces travaux ont également permis de remplacer la chute unique en façade par deux réseaux distincts d'évacuation, l'un en zinc pour les eaux pluviales et l'autre en fonte pour les eaux vannes et eaux usées, séparés jusqu'à leur entrée dans le bâtiment.
Quant aux travaux de couverture, ils ont portés aussi bien sur le brisis que sur le terrasson, ce dernier présentant une disposition inhabituelle formée par le fractionnement en deux du toit selon un axe parallèle à la rue et une pente inversée du versant arrière tournée vers le centre du bâtiment où un chéneau recueille ses eaux et celles de la verrière. Les souches des cheminées ont aussi été ravalées et leurs couvrements restaurés.
Une attention toute particulière a été portée sur le remplacement de la grande verrière de toit à la forme asymétrique qui couvrait l'escalier fermé et la courette arrière, faite de profilés métalliques en T et de verres armés mastiqués. Les anciens vitrages exposés à ces deux ambiances thermiques avaient finis par se fracturer.
La nouvelle verrière respecte les contours de l'ancienne. Elle est construite en deux parties dont celle sur l'escalier est isolée thermiquement. Réalisées en profilés tubulaires en acier avec vitrage feuilleté, le tout est posé sur des costières réhaussées pour assurer une pente et une garde d'eau suffisante. La partie en demi-lune intègre un grand châssis ouvrant pour permettre le désenfumage de la cage d'escalier en cas d'incendie.